Le syndrome prémenstruel (AKA SPM pour toutes les femmes qui le subissent tous les mois), compagnon de quelques jours dans la vie des femmes et compagnon tant redouté pour leur entourage. Oui, le SPM existe bien. Non, les femmes ne sont pas hystériques par nature. Le bouleversement hormonal subit par chaque femme est intense, épuisant émotionnellement, fatiguant physiquement. Pour de nombreuses femmes cette phase est plus difficile à vivre et à supporter que la phase menstruelles.
Mais qu’est-ce que ce SPM?
Ce syndrome commence, comme son nom l’indique, quelques jours avant les règles et se termine quelques heures avant le début des règles. Ce que les études démontrent est qu’il est plus ou moins important si l’on est carencé en magnésium, en calcium ou en sérotonine. Il en ressort que d’autres hormones ont une action sur le développement et le vécu de ce SPM. Coucou les fringales de sucre, de chocolat et autres envies un peu bizarre!
Les signes les plus fréquents sont:
- au niveau émotionnel: de l’irritabilité, de l’anxiété, de la colère, de la déprime ou de la dépression, de l’insomnie, des difficultés à se concentrer;
- au niveau physique: de la fatigue intense, des maux de tête ou des migraines, des oedèmes dûs à la rétention d’eau, une prise de poids, des seins tendus et douloureux, des sensations de pesanteur et des douleurs pelviennes, des douleurs au niveau du dos.
Un beau programme pour nous mesdames… Bref le SPM, ce n’est pas dans notre tête. C’est une réaction naturelle de notre corps aux nombreux bouleversements, changements hormonaux que l’on vit chaque jour. Alors oui, pendant ce SPM nos réactions sont peut-être amplifiées, exagérées mais on n’y peut rien. Par contre, on peut essayer d’avoir des soutiens naturels pour vivre au mieux cette période autant pénible à vivre pour nous que pour notre entourage.

Que peut-on mettre en place pour vivre ce SPM un peu mieux et éviter de se transformer en Hulk 20 fois par jour?
Pour aider et soutenir la sphère émotionnelle qui est malmenée, j’ai plusieurs solutions naturelles à vous proposer.
- Les huiles essentielles de lavande vraie, d’orange douce, de petit grain bigaradier à respirer plusieurs fois par jour sont efficaces sur le stress, l’irritabilité, les sautes d’humeurs. Quelques gouttes sur le poignet et on prend bien le temps de faire au moins 5 respirations complètes.
- L‘ashwagandha est une plante adaptogène très intéressante car elle augmente la capacité du corps à résister au stress et aux situations stressantes tout en favorisant la relaxation. Les plantes adaptogènes sont vraiment géniales pour aider au quotidien.
- Le magnésium est à avoir toujours à la maison. On est quasiment tout le temps carencé en magnésium. Faire des cure régulière est important pour l’organisme. Il permet d’âtre plus détendu, relaxé, d’avoir un meilleur sommeil. La supplémentation en phases prémenstruel et menstruels a une action aussi sur les douleurs et sur la fatigue.
- Les plantes comme la valériane, la passiflore, le pavot de Californie auront une action directe sur la qualité du sommeil. En cas d’insomnie, il est toujours possible de prendre ponctuellement de la mélatonine afin d’avoir un endormissement rapide et un sommeil réparateur.
- Le CBD est une alternative intéressante en cas d’anxiété importante, de fatigue et d’irritabilité. Les synergies de Tylio sont efficaces et très bien formulées.
- Les vitamines du groupe B soutiennent et aident au rééquilibrage émotionnel. J’utilise le complexe UltraB Royal de chez La Royale.
- L’huile d’onagre est aussi interessante pour le SPM.
Pour soulager les douleurs, les congestions pelviennes, je mise tout sur la synergie d’huiles essentielles basilic-estragon dans un peut d’huile végétale en massage sur le bas ventre avec une bouillotte. C’est super efficace. Je précise qu’on sent un peut la vinaigrette mais ça vaut vraiment le coup.
Dans tous les cas, une bonne hygiène de vie (oui je sais c’est pénible d’en revenir à ça!) permet d’améliorer les signes du SPM. Alors on fait la part belle aux légumes et aux bons gras (huiles végétales et oléagineux) dans ces assiettes et on limite les aliments inflammatoires pendant cette période, on continue de bouger et si les douleurs sont trop invalidantes, on fait quelques étirements et quelques postures de yoga. Surtout on prend soin de soi et on s’écoute.
