Se protéger des parasites émotionnels pendant la grossesse

Un constat fait par bon nombre de femmes: quand on annonce sa grossesse, notre vie, notre ventre, tout ce que nous faisons, mangeons, disons, tombe dans le domaine public.

Je m’explique. L’entourage sous couvert de bienveillance va raconter les expériences bonnes mais souvent mauvaises vécues, parce que c’est bien connu, l’homme se concentre plus sur le négatif que sur le positif. Des personnes que vous connaissez de vue vont venir ajouter leurs conseils et expériences par dessus. C’est toujours mieux de rajouter une couche! Et puis des personnes que vous ne connaissez pas, que vous allez croiser croiser une fois dans la rue, au restaurant ou dans une salle d’attente, vont aussi aller de leurs expériences, vouloir toucher le ventre… Chacun y va de son commentaire, de son expérience sans se soucier, qu’en face, il y a un être humain avec des émotions, des sentiments qui se prend « ça » en pleine face sans l’avoir demandé et qui va devoir faire avec. Je trouve ces comportements d’une violence.

« Je ne vous connais pas mais j’aimerais bien toucher votre ventre, ça porte bonheur! » Les femmes se transforment en lampe magique à chaque grossesse, c’est génial!

Personnellement, je trouve ce non-échange (car c’est un non-échange les personnes s’écoutent parler, racontent leurs expériences, n’écoutent pas la personne en face et balancent leurs trucs sans se soucier de qui va réceptionner ça) très dérangeant. Souvent, cette discussion n’a pas lieu d’être car la femme enceinte ou le couple n’a rien demandé à la personne qui lache sa bombe.

Comment faire pour se protéger de ses bombes qui vont nous secouer tout au long de la grossesse sans le vouloir?

Ne pas hésiter à couper court à la conversation qui vous dérange et à partir

Oui vous avez le droit de dire STOP, je ne veux pas entendre ça car ça ne m’intéresse pas/ tu as vécu ton expérience mais elle est différente pour chaque couple/ merci pour ce partage mais je m’en fou/ merci mais non merci. N’hésitez pas non plus à vous éloigner des personnes. Toute excuse est acceptable. Comme m’a dit mon ostéo ce matin: « je dois y aller, j’ai aquaponey est une excuse valable! ». Avant, je disais que j’allais à l’aquaponey pour aller boire un verre avec mes copines tranquille, maintenant c’est pour m’extirper de situations hallucinantes.

Vous allez peut-être passer pour quelqu’un de complètement en dehors de la réalité, qui ne veut rien écouter, surement à cause des hormones (il faut bien trouver un coupable!) mais il faut passer au-dessus de ces réflexions. Vous faites ce qui vous parait le mieux pour vous au moment présent et vous avez le droit de ne pas subir le comportement des autres.

La méditation et la sophrologie à votre secours

Ces deux techniques sont d’une grande aide pour se mettre dans sa bulle pour se protéger de la négativité, garder son calme quand c’est nécessaire et rester centré sur soi. Ça ne veut pas dire que vous êtes égoïste, égocentrique et déconnecté de la réalité. Au contraire, c’est une façon de prendre soin de vous en vous protégeant des paroles, des actes des autres.

Se débarrrasser de ce que vous avez entendu et qui vous a heurté

Prenez une feuille de papier et écrivez tout ce que l’on vous a dit et fait qui vous a blessé, heurté, chamboulé. Bref, tout ce que vous n’avez pas apprécié d’entendre ou voir, même ce qui vous parait le plus insignifiant. Brûlez ensuite cette feuille de papier et jettes les cendres à l’extérieur de chez vous ou dans les toilettes. Mettre par écrit ce qui vous a perturbé est une étape pour vous détacher de ça. Brûler la feuille est symbolique. Ceci ne vous appartient pas donc vous vous en débarrassez.

Exprimez vos ressentis

Exprimer ses sentiments est important au quotidien. Nous ressentons tous des sentiments et des émotions différents dans une même situation. Prenez le temps de parler de vos ressentis avec votre partenaire, des amis bienveillants ou un thérapeute. Il n’y a pas de honte à être bouleversé par des paroles ou des actes. Plus vous vivrez vos émotions et plus pourrez les traverser au mieux sans qu’elles aient un impact négatifs sur vous et dans votre quotidien.

Ce n’est pas parce que vous êtes enceinte qu’on peut tout vous dire et que vous devez tout entendre. Entourez-vous d’amis et de membre de votre famille positifs qui vous apportent une vraie aide, un vrai soutien dans cette période qui est vécues différemment d’une femme à une autre car chaque personne est différente. Il est grand temps de le rappeler.

Mes 5 plantes pour retrouver un sommeil réparateur

Tilia cordata – Tilleul

Le tilleul est connu pour ses propriétés calmantes et apaisantes sur le système nerveux. Il possède une action sédative et légèrement hypnotique qui permet de retrouver un sommeil réparateur sans problème d’accoutumance. On le trouve sous différentes formes même si la plus utilisée encore aujourd’hui est la tisane.

Je préfère le conseiller en teinture-mère ou en macérât glycériné qui sont plus faciles à prendre et on évite le problème de se lever dans la nuit pour vider la vessie! 15 gouttes en fin d’après-midi et le soir dans un verre d’eau pendant quelques semaines pour retrouver un sommeil réparateur.

Passiflora incarnata – Passiflore

Toujours très utilisée, la passiflore apaise le système nerveux, diminue les angoisses nocturnes des personnes anxieuses ou en burn-out. Comme le tilleul, elle possède des propriétés sédatives et hypnotiques induisant un sommeil sain sans accoutumance. On peut la trouver en tisane mais sous d’autres formes.

Je la conseille en gélules lorsque c’est possible, les teinture-mères et les macérâts glycérinés sont aussi efficaces.

Eschscholtzia californica – Pavot de Californie

Ce pavot est indiqué en cas d’insomnie. Il possède des propriétés sédatives, hypnotiques et calmantes intéressantes. Elle calme le système nerveux et lutte contre les angoisses et l’anxiété.

On la trouve sous forme de gélules et de macérât glycériné.

Melissa officinalis – Mélisse

On utilise traditionnellement la mélisse pour des troubles digestifs grâce à ses propriétés antispasmodiques mais elle est très efficace pour calmer le système nerveux, apaiser l’anxiété et améliorer les troubles du sommeil.

J’ai une préférence pour la prise en tisane en fin de journée mais je la conseille aussi en macérât glycériné en prise le soir.

Valeriania officinalis – Valériane

C’est l’anti-stress phyto par excellence! Ces propriétés sédatives sur le système nerveux ne sont plus a présenter. Elle aide à retrouver le sommeil en supprimant les causes des insomnies. Elle agit à la racine du problème nerveux. Elle aide aussi à diminuer les réveils nocturnes.

À cause de son gout particulier, je ne la conseille pas en tisane pure! On la trouve facilement en gélule, en teinture-mère mais aussi en macérât glycériné.

On peut ajouter à cette liste la verveine, la centranthe rouge, le millepertuis, la fleur d’oranger, le houblon, le lottier… mais ces 5 plantes sont celles que j’utilise le plus et qui sont le plus facile à trouver en herboristerie et en pharmacie. Rien ne vous empêche d’aller cueillir des fleurs de tilleul ou de planter chez vous un pied de mélisse pour avoir toujours sous la main des plantes pour votre bien-être.

À toutes les femmes qui ont passé une partie de leur grossesse la tête dans la cuvette…

A toutes les femmes enceintes, les futures mères et celles qui ont passé une partie ou la totalité de leur grossesse la tête dans la cuvette des toilettes à vomir, vous êtes des warriors.

Vous avez traversé avec force et courage les désagréments (nausées, vomissements) gênants et épuisants, en vous disant que ces nausées allaient bien finir par s’atténuer. Vous avez supporté les petites phrases mordantes et piquantes sous couvert de bienveillance de votre entourage et du personnel médical. Vous avez parfois pleuré, été malheureuse alors que « la grossesse est une période magnifique voyons. C’est juste un mauvais moment à passer! ».

Vous êtes des nanas au top.

On a pu vous reprocher votre régime alimentaire quotidien si vous êtes végétarienne, vegan ou autres.

« Tu vomis parce que tu ne manges pas de viandes. » « Si tu faisais comme tout le monde, tu serais en meilleure santé. » « C’est pas avec des graines que tu vas le nourrir ce petit. »

On a pu vous juger sur votre façon de vous nourrir pendant cette période si difficile.

« Force-toi un peu! » Comme si je n’y avais pas pensé toute seule, merci pour ta perspicacité!! « Si tu ne manges pas plus, c’est ton bébé qui va en souffrir. » ou la fameuse phrase « Ça vaut le coup de se forcer quand on sait le bonheur qu’il y a au bout! ». Pour l’instant, je vis la tête dans les toilettes et le bonheur au bout, je ne le vois pas.

On a pu vous juger sur ce que vous ressentez.

« Malheureuse? Comment peux-tu dire ça? Ton enfant entendant ce que tu dis, il va être content avec une mère pareille… » Ah la compassion, la bienveillance, l’écoute…

Vous avez le droit de vous sentir épuisée, dépassée, anxieuse, déprimée, malheureuse… ou tout ça à la fois. Vous avez le droit d’exprimer ce que vous ressentez même si, effectivement, ça ne colle pas du tout avec l’image idyllique de la grossesse que l’on voit partout sur les réseaux sociaux. Vous avez le droit de pleurer parce qu’au bout du troisième renvoi de la journée, vous pouvez en avoir marre. Vous avez le droit de ne plus pouvoir voir une compote en peinture parce que c’est le seul truc qui veut bien rester dans votre estomac. Vous avez le droit de ressentir tout ce que vous ressentez sans vous sentir coupable. Vous avez le droit de demander de l’aide à une personne qui vous écoute vraiment et qui vous soutient dans votre entourage ou pas. Vous avez le droit de ne pas répondre aux appels ni aux messages si vous savez que vous allez devoir vous justifier dix fois en 3 minutes sur votre état. Vous avez le droit d’envoyer bouler les personnes qui vous saoulent avec leurs conseils. Vous avez le droit de ne pas avoir envie d’entendre pour la cinquième fois que votre copine, votre mère ou votre soeur a eut une grossesse sans nausée ni vomissement et qu’elle ne comprend pas comment vous pouvez être aussi malade parce qu’être enceinte « c’est pas une maladie ». Vous avez le droit de refuser un repas de famille ou entre amis sans vous justifier. Vous avez le droit de rester au calme chez vous.

Vous avez le droit de garder espoir, de vous dire que cette mauvaise période va passer et que tout ira mieux après.

En fait, vous avez le droit de faire comme bon vous semble, de suivre votre instinct sans écouter ni vous justifier auprès d’autres personnes. Vous seule savez ce qui est bon pour vous et pour votre petit être en devenir. Vous aurez peut-être besoin à un moment d’une oreille attentive, d’une main qui vous caresse, d’une épaule qui vous soutientou pas! Faites ce qui vous parait le mieux pour vous à l’instant. Surtout n’oubliez pas que vous êtes une nana géniale, forte et courageuse.

Ma to-do list d’été

On est déjà fin juillet, l’été est bien entamé mais elle est toujours d’actualité! Le début de l’été a été un peu mouvementé et les « vacances » ont filé tellement vite que je n’ai pas eu le temps de partager ma to-do list ici! C’est parti!

  • Récolter les tomates et les fraises dans mon petit potager
  • Préparer mes tisanes pour l’automne avec la menthe et la mélisse que j’ai planté et que je fais sécher
  • Cueillir les fleurs de calendula et préparer un macérât pour les prochains mois
  • Profiter des belles et chaudes soirées
  • Les restos en terrasse
  • Mettre les jolies robes légères
  • Pique-niquer à la plage
  • Prendre le temps de lire un bon livre à la plage
  • Faire la sieste à l’ombre de l’érable chez ma grand-mère
  • Les vacances avec les copains
  • Prendre le temps de vraiment manger pendant les fêtes de Bayonne!! Assise à une table avec les copains et pas avaler un taloa vite-fait!
  • Ne faire qu’une seule chose à la fois!
  • Aller chercher la fraicheur en foret
  • Prendre mon temps
  • Préparer les projets pour la rentrée…
Parc de Zingaro-Sicile

Les smoothies, une pause saine et gourmande dans la journée

Les fruits et légumes de l’été arrivent progressivement sur les étals des primeurs. Les premières chaleurs se font sentir. On a surtout tendance à boire des jus de fruits qui sont trop sucrés et sont dépourvus de fibres alimentaires qui ralentissent l’absorption de sucre dans l’organisme. Les jus de fruits font grimper la glycémie entretiennent « l’addiction » au sucre. Les smoothies sont un bon compromis s’ils sont bien réalisés avec des fruits frais et bio mais aussi avec des légumes. Les légumes apportent de la chlorophylle, équilibrent les saveurs et font baisser l’index glycémique du mélange.

Les smoothies sont des super encas après une séance de sport mais aussi en gouter et peuvent aussi faire office de petit déjeuner. Ils apportent une grande quantité de nutriments, de vitamines, de minéraux, d’antioxydants et de fibres.

Pour un encas équilibré, il faut intégrer au moins 30% de légumes verts, des oléagineux et des super-aliments.

  • 2-3 fruits sauf des agrumes
  • 1-2 légumes + des feuilles vertes (fanes de carottes, feuille de chou kale, de betteraves…)
  • un peu de liquide (eau, eau de coco, lait végétal)
  • une poignée d’oléagineux
  • un ou plusieurs super aliments

Pour un smoothie plus soyeux, vous pouvez ajouter un avocat ou un peu de yaourt grec et du granola en topping pour du croustillant!

L’alimentation anti-inflammatoire, comment améliore-t-elle notre santé?

Mise en avant dans l’amélioration d’un grand nombre de maladies, l’alimentation A.I. peut être mise en place par tous pour préserver notre santé.

L’inflammation est un processus naturel qui aide l’organisme à lutter contre les agressions extérieures et l’aide à s’auto-guérir. Dans certains cas, cette inflammation devient chronique et peut conduire au développement de nombreux troubles sanitaires.

Mécanisme inflammatoire

En cas d’agressions (virales, bactériennes, blessures), l’organisme augmente la production de cellules immunitaires, de globules blancs et de cytokines qui vont lutter et aider le corps à se soigner.

Les différents types d’inflammation

  • aigue: elle est de courte durée et est reconnaissable grâce à ses symptomes que sont la rougeur, la douleur, le gonflement et la chaleur.
  • chronique: elle se produit en interne sans forcément de symptômes. Elle est souvent silencieuse.

Certaines causes extérieures favorisent l’inflammation chronique:

  • le mode de vie actuel stimule en excès et épuise le système immunitaire;
  • les toxines, les polluants, le tabac, l’alcool en excès…
  • le stress quotidien, le refoulement des émotions;
  • le manque de sommeil;
  • la sédentarité;
  • les mauvaises habitudes alimentaires: consommation excessive de sucres, de glucides raffinés, d’aliments transformés, d’acides gras saturés, de viandes…).
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Que consommer?

  • des végétaux crus et cuits à chaque repas: 2 fruits et 3 légumes par jour chaque jour couvrent les apports en vitamines et minéraux quotidien. De plus, l’augmentation de fibres à chaque repas fait baisser l’indice glycérique du repas.
  • des oméga 3 que ‘on trouve dans les huiles végétales de colza, de lin ou de noix, les oléagineux, les graines de chia et les poissons gras (sardines, maquereau, saumon…).
  • des glucides complets;
  • des légumineuses à la place de la viande rouge et de la charcuterie.

Pour réduire l’inflammation chronique, il faut agir aussi sur le sommeil, la gestion du stress et des émotions ainsi que sur l’activité physique.

Si vous souffrez de maladies chroniques, vous pouvez vous faire accompagner par un naturopathe en complément d’un suivi médical régulier.