Mon traitement naturel pour soulager mon endométriose

Migraines, bouffées de chaleur, nausées, insomnies… font partie de mon quotidien avec la prise de pilule pour diminuer l’évolution de l’endométriose dans mon corps. Depuis quelques mois ces effets se sont intensifiés et sont de plus en plus difficiles à supporter. Je suis fatiguée, je supporte moins le stress et les douleurs reviennent. La décision d’arrêter ce traitement chimique n’a pas été facile car j’ai vraiment peur que les douleurs et les inconvénients reviennent encore plus fort qu’avant l’opération.

Je me suis penchée sur le traitement phyto que j’ai pris pendant longtemps mais il était adapté à ma prise d’hormones de synthèse donc ne sera plus adapté à l’arrêt de celle-ci. J’ai lu beaucoup d’articles et de compte-rendu de recherches pour trouver ce qui me conviendrait le mieux. Je me suis fais un programme test avant l’arrêt des hormones:

  • Curcuma

Il fait partie intégrante de mon alimentation quotidienne mais j’en prends chaque jour en gélule pour son action anti-inflammatoire et pour son soutien au système immunitaire. Attraper un virus lorsque l’on est déjà épuisé n’est pas une bonne idée! Le curcuma a aussi une action anti-oxydante non négligeable sur mes tissus et les cellules. Il aide aussi au bon fonctionnement des intestins et facilite la digestion. Cette action m’est d’un grand soutien car j’ai une atteinte intestinale assez importante.

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  • Resvératrol

Plusieurs études démontrent que la prise de resvératrol à forte dose permet de faire diminuer les lésions d’endométriose. J’ai décidé de tenter ma chance et de me supplémenter quotidiennement en cette molécule qui lutte contre le stress oxydatif tout comme le curcuma.

C’est une association de Pycnogénol, thé vert, gattilier, achilée millefeuille, réglisse, mirobolant chébule, vitamine E et de minéraux. Cette synergie a pour but de maintenir un confort avant et pendant le cycle menstruel ainsi que d’apaiser les crampes qui peuvent être douloureuses. Elle apporte aussi un soutien au niveau psychologique pour apaiser le stress et apporte une protection anti-oxydante aux organes qui pourraient avoir des lésions.

Je suis la posologie indiquée: 2 gélules matin et soir après avoir mangé.

  • Ostéopathie

J’ai fait 2 séances avec une ostéopathe spécialisée en périnatalité. Elle travaille sur les tissus entourant l’utérus et le petit bassin. Ce n’est pas super agréable mais les effets se font vite ressentir. La douleur est plus légère, je n’ai plus la sensation de poids dans le bas-ventre. Je sais que cette technique me convient très bien, j’y retournerais si les douleurs se font plus intenses.

  • Alimentation

J’essaie d’avoir un maximum une alimentation anti-inflammatoire. Je privilégie les protéines végétales et les plats végétariens complets, je ne mange presque plus de produits laitiers sauf le fromage (j’ai beaucoup de mal à m’en passer) et je fais très attention à ma consommation de sucre. Je fais régulièrement des cures de jus de légumes pour mettre mes intestins au repos et avoir un apport important en vitamines et minéraux.

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Ma bouillotte et ma synergie d’huiles essentielles estragon-basilic sont toujours à porter de main au cas où et je fais chaque semaine un peu d’activité physique pour me mobiliser. La méditation m’aide beaucoup à supporter et à diminuer la douleur.

Conclusion:

Depuis un peu plus de 2 mois que je suis ce traitement, mes douleurs quotidiennes ont diminué en intensité. Elles sont plus légères, moins intenses. Je dors un peu mieux et j’ai moins de bouffées de chaleur. Mon corps est toujours fatigué mais je récupère petit à petit. L’arrêt des hormones de synthèse se passe en douceur et j’espère que ça va continuer sur ce chemin. J’ai remis un peu de douceur dans ma vie quotidienne.

Bien sur, ceci est mon traitement adapté pour moi, ce n’est en aucun cas à suivre à la lettre. Un naturopathe pourra vous aider à trouver des pistes adaptées pour vivre mieux au quotidien avec votre endométriose.

Activités sportives et douleurs chroniques

Endométriose et activité physique

Comme je l’ai déjà expliqué dans un article précédent, je suis atteinte d’endométriose comme beaucoup de femmes. En post-opératoire, les médecins m’ont conseillé de diminuer mon activité sportive (pas que je sois une très grande sportive de base!) et d’éviter tous les sports qui risqueraient de me faire mal au ventre. Donc en fait, la seule solution proposée était de rester tranquille sur le canapé avec une bouillotte et une tablette de chocolat!!

Je ne vais pas vous mentir, j’ai mis du temps à reprendre une vrai activité physique.

Deux mois après l’opération, je remontais difficilement sur des skis pour une journée. J’avais un peu l’impression de repasser mon flocon au club des Marmottons mais tout c’est bien passé! J’ai rechaussé peu de temps après mes baskets pour 6 km de running en 45 minutes. J’étais contente de moi mais j’ai eu mal au ventre pendant 3 jours. Puis j’ai chaussé mes chaussures de randonnée pour faire les 40 km qui séparent Hendaye d’Anglet par la côte. Ça a été difficile mais j’ai fini le parcours. Autant vous dire que les courbatures étaient au rendez-vous et que j’ai mis quelques jours à m’en remettre!

Tout ça pour vous dire que j’ai entendu tout un tas de choses sur l’endométriose et l’activité sportive. Je vois aussi dans les forums plein de filles qui se demandent si elles pourront à nouveau faire leur sport préféré, faire ce qui leur font du bien. J’ai décidé de tester les activités proposées pour me donner une idée et surtout pour partager mes expériences.

Mes expériences sportives

  • Running

Je cours de temps en temps quand j’ai besoin de me défouler. C’est simple: pas de chrono, pas de pression, juste moi et mes baskets et de temps en temps des défis que je me lance. Le seul problème, c’est la douleur que je traine pendant 2 à 3 jours. Mais pour être honnête, je suis tellement bien après être aller courir que ça en vaut la peine.

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Fière d’avoir fait l’Orange Run avec mes super coachs!

  • Métafit

C’est une quantité d’exercices répétés 3 fois sur un temps définis. J’ai galère, j’ai même cru que j’allais abandonner mais non! Je ne vais pas dire que les jours suivants ont été faciles. J’ai eu beaucoup de courbatures et quelques douleurs mais c’était sympa. C’est juste un peu trop pour moi.

  • Crossfit

J’ai adoré et je n’ai pas eu mal du tout au ventre. J’ai d’ailleurs été étonnée! J’ai trouvé un sport qui me permet de me dépenser sans me faire mal. C’est magique!

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Mes super sportives!!

 

  • Sport à la maison avec les exercices de Lotus et Bouche Cousue

J’aime vraiment tout ce qui est proposé. Ça me permet de faire des exercices chez moi quand je veux. Vous trouverez des exercices pour le corps entier et d’autres pour les jambes, les abdos, les bras… Bref vous trouverez forcement votre bonheur.

  • Yoga

Je vais en cours quand je peux et je me suis abonnée à Yoga Connect. J’ai trouvé une activité qui me fait du bien sans me faire mal. J’ai trouvé dans le yoga, une pratique qui me détend. Quand j’ai vraiment mal, je me force parfois à faire une séance de yoga doux ou de relaxation. Ça me permet de supporter la douleur, de la calmer aussi.

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Mon prochain test sera la boxe. J’ai vraiment envie d’essayer pour me défouler!!

Et vous, quelles sont vos activités sportives qui vous soulagent?

 

 

Endométriose: levons les tabous

Mars, un mois de lutte

Mars se termine mais nos voix portent encore et toujours ce message: « Non, ce n’est pas normal d’avoir mal pendant ses règles!! ».

L’endométriose est une maladie qui commence à faire parler d’elle et ce n’est pas trop tôt!!!

Je suis atteinte de cette maladie depuis longtemps et, comme toutes les femmes, le diagnostic a mis beaucoup de temps à être posé. Bizarrement, les douleurs étaient moins intenses pendant mes règles que pendant le reste du « cycle » donc elles n’étaient pas prises en compte. Le reste du temps, j’avais des douleurs intenses, un ventre toujours gonflé (3 tailles de pantalon en fonction de ces gonflements!), des difficultés à aller aux toilettes, une grande fatigue. J’ai entendu tout un tas de réflexions :« ce n’est pas possible d’avoir mal à ce point », « vos douleurs ne peuvent pas être réelles », « mais tu as toujours mal au ventre!! », « c’est dans ta tête tout ça! »… et pris des tonnes d’antidouleurs, d’antispasmodiques et d’anti-inflammatoires! 

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Malgré tout, j’ai toujours eu envie de régler ces douleurs de façon naturelle et simple. J’avais consulté une naturopathe pour ces douleurs il y a 5 ans. Elle avait bien cibler le problèmes (inflammation chronique des intestins, dysménorrhées, douleurs chroniques, troubles de la digestion). Ces conseils et les compléments proposés m’avaient permis de retrouver un certain confort au quotidien temporairement.

Un combat de tous les jours

Une opération et un traitement hormonal plus tard, j’ai pris la décision de diminuer ma consommation d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires quotidienne qui me pesait beaucoup. Je ne me retrouvais plus dans le fait de devoir prendre des comprimés pour pouvoir « vivre ». L’opération m’a permis de voir nettement mes douleurs diminuées en intensité et en chronicité. J’ai sauté, un mois après l’opération, sur le programme naturopathique de Chris Martin: Endocoaching Mieux vivre l’Endométriose qui m’a permis de trouver des alternatives naturelles aux médicaments, tout en sachant qu’en cas de grosses crises, je pouvais associer les compléments naturels aux médicaments.

J’ai pu reprendre une activité sportive douce et une vie quasiment normale. J’ai modifié mon alimentation, j’ai changé ma façon de consommer: peu de produits « chimiques », beaucoup de produits fait-maisons (shampooing, crème, produits ménagers).

Côté médecines alternatives, j’ai besoin d’une séance d’ostéopathie tous les 3 mois pour me sentir bien. Le yoga, la méditation, la piscine m’aident beaucoup à supporter les douleurs et à me détendre. Je prends du magnesium tous les jours ainsi que des Oméga 3,6 et 9.

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Le bilan

Un an et demi après l’opération, je supporte de moins en moins bien le traitement hormonal et les douleurs sont de retour quotidiennement malgré mes efforts. La maladie évolue doucement. Il y a des jours où je ne supporte plus ce corps endolori, où enfilé un pantalon est trop compliqué (donc j’enfile une robe), où tout me demande un effort considérable et puis il y a d’autres jours où je dépasse mes limites, comme quand j’ai réussi à faire la Kostalde Baladea sans avoir mal au ventre au printemps dernier (merci pour le soutien les collègues!) ou quand je passe une journée sans penser à la maladie.

Aujourd’hui, je n’écris pas ce texte pour me faire plaindre, je l’écris pour faire passer un message: il faut continuer à se faire entendre. Je vois passer des discours de femmes qui souffrent physiquement mais aussi moralement d’être incomprise par le corps médical mais aussi par leur entourage. J’ai beaucoup de chance d’être bien entourée et d’avoir rencontrée des professionnels de santé compétents et à mon écoute. Je ne sais pas comment l’endométriose va évoluer, je ne sais pas comment sera mon corps demain mais je sais que, comme tous les jours, je vais faire en sorte de passer une belle journée, de sourire, de rire et de porter un regard bienveillant sur ce corps détraqué…

Nora