Consommer responsable à l’arrivée d’un enfant, c’est possible

Budget serré, convictions écologiques et/ou personnelles, envie de faire différemment… L’arrivée d’un enfant dans un couple est un grand bouleversement qui engendre de nombreuses dépenses. Bien sur que si l’on désire tout acheter neuf, c’est largement faisable. De nombreux magasins et sites web de puériculture propose tout un tas d’objets « indispensables » à la venue de cet enfant.

On peut avoir tendance à tout vouloir neuf, à surcharger les listes de naissances de choses dont on ne se servira pas, de vêtements qui ne seront pas mis forcément, « d’au cas où »… D’autres solutions existent, plus écologiques, plus respectueuses de l’environnement et plus économiques.

Il ne s’agit pas ici de culpabiliser les futurs parents qui souhaitent tout acheter neuf pour accueillir leur enfant. Chacun fait comme il veut et comme il peut. La démarche de choisir au maximum du seconde main nous est personnelle. Il n’y a pas de démarche parfaite ou meilleure qu’une autre. Je respecte les convictions et les démarches de chacun.

Prêt et location de matériel

Certaines associations prêtent ou louent du matériel de puériculture pour un montant dérisoire par rapport au prix d’achat neuf et à la durée d’utilisation du matériel. Renseignez-vous auprès de votre commune, de la CAF qui ont des contacts dans ces associations.

J’ai trouvé aussi des associations qui prêtent des couches lavables et je trouve cette idée géniale car on peut être un peu perdu au début. J’avoue avoir cherché beaucoup d’infos sur le web sur les couches lavables mais être noyées sous toutes ces infos. Pouvoir se retourner vers une association où l’on donne des conseils pratiques et où l’on peut poser toutes les questions qui nous passent par la tête et échanger est très pratique et intéressant.

Prêt et don entre amis et famille

Les amis et la famille ont souvent des trésors cachés qui peuvent vous servir. On s’en fiche que le transat ait servi pour tous les petits de la famille tant qu’il est en bon état et toujours sécuritaire. Pareil pour les vêtements qui sont souvent mis une ou deux fois, qui ne sont pas abimés et qui peuvent servir encore.

Les sites web de vente d’occasion

Vous trouverez des jolies pépites sur internet. Vinted, Le Bon Coin, Marketplace regorgent de lot de vêtements, de matériel de puériculture en bon état voire neuf pour des prix intéressants.

Les magasins d’occasions, les dépôts-ventes, les vide-poussettes

Vous pouvez trouvez aussi dans les dépôts-ventes des choses dont vous avez besoin en bon état. Il faut prendre le temps de fouiller et aimer ça! Ça vaut le coup de se lever un peu plus tôt le dimanche pour aller faire un tour aux vide-poussettes autour de chez vous pour dénicher ce que vous désespériez de trouver.

Tenter de réaliser des créations

Les lingettes jetables sont facilement remplaçables par des lingettes en tissus et réalisables. Dans votre entourage, il y a surement une couturière à ses heures perdues ou un amis fan de tricot qui se fera un plaisir de vous aider à réaliser de jolies créations (lingettes, vide-poche, gilet, bonnet, chaussons…). Vous pouvez aussi vous lancer dans la fabrication de lingettes, de couverture ou de bonnet après un cours de couture ou une après-midi passée en compagnie de tricoteuses!

Comment ne pas se surcharger d’objets dont on ne va pas ou peu se servir?

Le mot d’ordre est ORGANISATION!

Personnellement, j’ai demandé à mes amis qui ont déjà des enfants ce qu’ils trouvaient vraiment nécessaire, ce dont ils ne se sont pas passés et ce qu’ils trouvaient inutiles. J’ai ensuite pris le temps de faire une liste de ce qui me paraissait nécessaire pour moi. J’ai comparé les listes et suis allée ensuite me renseigner sur le web. Mon compagnon et moi avons pris le temps de voir ce qui était important pour nous et avons commencé à rechercher ce qu’on voulait en seconde main.

Nos amis ont aussi vidé leur garage et les armoires de leurs petits. Nous avons donc des vêtements pour anticiper les pics de croissance de la grenouille.

Je tiens un carnet avec ce dont nous avons besoin que je mets à jour à chaque fois qu’il se remplis, qu’on nous offre un cadeau ou que l’on trouve notre bonheur. Par exemple, il nous manque des pyjamas en 1 mois. J’axe ma recherche sur ces pyjamas. Au niveau de la quantité, j’essaie de calculer pour avoir une dizaine de pièces pour ne pas passer mes journées à faire tourner le lave-linge tout en pouvant changer en cas d’incidents.

J’ai investi dans une machine à coudre et ai demandé de l’aide aux amies couturières qui m’entourent. J’ai pu réaliser des lingettes, des couvertures et des bavoirs. Je laisse le tricot aux membres de ma famille qui sont plus doués que moi! J’ai commencé des chaussons mais ça n’a pas été une grande réussite!

Nous avons mis sur la liste de naissance ce que nous ne trouvons pas autour de nous en seconde main. Notre famille étant éparpillée, nous les encourageons à chercher autour d’eux ce qui nous manque en seconde main si c’est possible et s’il le veule.

Notre démarche de ne pas surconsommer, d’acheter en seconde main et de limiter notre empreinte écologique est « notre problème ». Si la famille veut adhérer, c’est avec plaisir mais ce n’est pas une obligation.

Pour ce qui est de ce que nous n’avons pas trouvé en seconde main, nous l’achèterons neuf. Ça concerne le siège auto car ça nous paraissait logique d’avoir un produit sécuritaire et au norme ainsi que le matelas du lit cododo. Je n’achèterais pas un matelas pour moi d’occasion donc ça parait normal d’en prendre un neuf pour la grenouille.

Écologie et santé: quel lien?

Les actualités nous montrent que la protection de la planète, la mise en place d’actions concrètes qui auront un impact sur le climat sont au coeur des préoccupations d’une très grande partie de la population mondiale. En quoi préserver sa santé maintenant à un impact sur l’écologie et sur son futur?

Un impact sur la consommation

  • consommer des fruits et légumes frais et locaux, paniers en circuits-courts, achats directement chez le producteurs: investissement pour le développement local
  • acheter en seconde main, prêter, réutiliser, louer, réparer: pas de surconsommation

Un impact sur la pollution (plastique, particules fines, molécules chimiques, déchets)

  • consommer local: peu voire pas de transport donc moins de consommation de carburant et d’émissions de particules
  • consommer en vrac: pas d’emballage
  • consommer sa production: pas de transport
  • boire l’eau du robinet: pas de bouteilles plastiques
  • utiliser des cosmétiques naturels sans emballage plastiques, rechargeables ou réutilisables: pas de bouteilles plastiques, pas de molécules chimiques polluants l’eau
  • meilleure santé = diminution de consommation de médicaments: moins de pollution des eaux. Nos médicaments, une fois pris, sont évacués par le corps principalement via les urines. Toutes ces molécules chimiques se retrouvent dans les eaux et sont très difficiles à traiter.
  • marcher, prendre son vélo ou les transports en commun: moins voire pas de pollution
  • réduire sa consommation de viande: moins de pollution

Un impact sur la santé

Toutes ces actions ont un impact non négligeable sur la santé.

Consommer local et bio offre la possibilité d’avoir des produits de bonne qualité riches en vitamines et minéraux indispensables au fonctionnement du corps. Se passer de bouteilles plastiques, qui larguent des particules dans l’eau, diminue l’intoxication de notre corps. Une activité physique régulière permet de décharger le système nerveux mis à rude épreuve, de s’oxygéner et d’éliminer les toxines. Les produits cosmétiques et de lavages contiennent des perturbateurs endocriniens responsables de nombreuses maladies. Passer à leur version maison, naturels diminue les contacts avec ces perturbateurs. Soigner les maux du quotidien (quand c’est possible) avec les plantes, les minéraux et les oligo-éléments permet au corps de garder et d’activer ses capacités d’auto-guérison. Utiliser les médicaments pour des troubles nécessitant une prise évite les résistances des bactéries aux différentes molécules ainsi que le phénomène d’accoutumance (comme pour la cigarette!).

On ne peut bien sur pas prédire l’avenir ni dire de quoi demain sera fait mais quelques actions simples ont un impact direct sur notre qualité et nos conditions de vie. Ce n’est pas négligeable car les rapport alarmants des spécialistes sur le climat et la dégradation de la faune et de la flore ne cessent de nous appeler à nous responsabiliser et à agir vite.

Surconsommation, Black Friday… Et si on consommait autrement?

Depuis deux semaines, je reçois quotidiennement des mails et des pubs sur le Black Friday et ça a le don de m’énerver. Cet appel à la surconsommation sous prétexte que Noël est dans un mois me gène vraiment. C’est comme si l’on devait absolument consommer ce vendredi car les prix sont cassés. Bien sur, si l’on a besoin de quelque chose de nécessaire et de neuf, ces promotions sont intéressantes. Mais toute l’année, peut-on faire autrement?

Acheter et vendre responsable

A-t-on vraiment besoin de remplacer des appareils qui fonctionnent encore juste par qu’ils sont passés de mode? Non! Doit-on tout jeter? Non! Des sites comme Le bon coin, Marketplace sur Facebook permettent de revendre les objets dont on ne veut plus, de ne pas jeter et de donner une nouvelle vie à nos objets. Vêtements, meubles, électroménagers… on peut tout vendre sur ses sites mais aussi acheter! C’est ça qui est intéressant. Acheter tout neuf n’est pas forcément nécessaire, surtout quand on sait que le recyclage ne fonctionne pas pour tout ce que nous possédons. 

Emmaus est aussi une mine d’or. Je vais de temps en temps à celui de Lescar près de Pau. J’y achète mes pots de conserve à chaque fois! J’y ai acheté mon bureau quand je me suis installée, pas mal de livres aussi. On y trouve de tout pour de petits prix.

Certains sites proposent des produits reconditionnés moins chers que des neufs. Parfois ce sont des produits neufs, retournés avant la fin du délai de rétractation. Ça permet d’avoir un objet quasi neuf pour un prix souvent raisonnable.

Par exemple, Apple a un servie de produits reconditionnés. J’ai acheté mon Mac via ce système il y a plus de 5 ans et j’en suis vraiment contente. A l’époque, mon Macbook avait 8 ans et j’avais déjà fait plusieurs réparation dessus. Je partais à l’étranger et j’avais besoin d’un ordinateur qui tienne la route sur place. Mon ancien ordinateur fonctionne toujours. Je l’ai donné à quelqu’un qui n’en a pas une grande utilisation et pour qui c’est suffisant.

Pour les vêtements, je ne vais vous présenter Vinted! C’est un super vide-dressing où l’on trouve beaucoup de fringues et de chaussures même neuves. Personnellement, j’adore ce site! 

Partager avec ses voisins

Le site Smiile met en relation des particuliers qui proposent des services ou des objets à partager. On prête, on emprunte, on aide bénévolement ou non avec ses voisins, les personnes de son quartier ou même un peu plus loin si l’on veut. On fait de nouvelles rencontres, on prend le temps de discuter et tout ça sans dépenser d’argent.

Réparer ce qui peut l’être

Certaines associations offrent la possibilité de réparer nos objets cassés à moindre cout. Ce qui est sympa c’est que l’on apprend quelque chose, on répare nous-même avec de l’aide. 

Un exemple tout bête, j’avais un combiné four-micro-ondes depuis plus de 11 ans. Il a beaucoup servi (surtout le four), il a pas de fois déménagé. Bref, au printemps il a commencé à montrer des signes de faiblesses. Mes préparations étaient brulées dessus, bien cuites en dessous mais pas cuites du tout au milieu!! J’ai essayé de trouver des pièces pour ce modèle mais ne sachant pas comment le démonter ni où chercher la panne je me suis vite retrouver face à un mur. Ne voulant plus de micro-ondes, j’ai commencé à chercher un four non encastrables avec plusieurs mode de cuisson et qui tiennent dans la cuisine. J’y ai passé tout l’été, j’ai même laissé passer la période des soldes pour, au final, acheter un four neuf dont je suis vraiment contente et dont j’ai vraiment besoin. 

Donner à des associations

Parfois on garde des choses dont on ne se sert plus, ça encombre les placards pour rien alors que ça pourrait aider d’autres personnes. Les associations locales seront très contentes de vos dons qui raviront d’autres personnes. 

Et vous, comment consommez-vous?