A mon corps imparfait

Depuis début mars, on trouve déjà ou plutôt encore dans la presse des articles sur « comment avoir un corps parfait en 4 semaines », « comment perdre 5 kg en 10 jours », « comment…. ». Bref, encore et toujours des injonctions aux femmes pour qu’elles « retrouvent » un corps parfait!! Mais qui a un corps parfait? Pour commencer, qui est parfait? Quel corps est parfait? Ça veut dire que tel corps est mieux qu’un autre, mais sur quels critères peut-on juger cela? Est-ce qu’en 2019, les mots bienveillance et amour ne peuvent pas faire la une des magazines dits féminins?

Pourquoi demander aux femmes de se torturer pour atteindre un corps dit parfait? Je suis encore plus en colère face à cela que beaucoup de femmes mettent en avant le body positive qui montre une acceptation de nos corps.

Accepter son corps tel qu’il est avec ces imperfections qui le rendent unique devrait être la norme.

Il y a un an j’écrivais l’article « Stop à la torture du bikini body » .

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Aujourd’hui, je voudrais remercier mon corps d’être ce qu’il est. Sans lui, je ne serais pas vivante, je ne sentirais pas le vent frais sur ma peau, je ne verrais pas la beauté d’une graine qui germe et devient à son rythme une belle fleur, je ne sentirais pas l’odeur de la brioche qui cuit dans le four, je n’entendrais pas les blagues de mes amis, je ne pourrais pas me déplacer, je ne pourrais pas m’exprimer… Je voudrais le remercier pour tous les miracles qu’il fait chaque jour! C’est lui qui gère un nombre incalculable de fonctions tout seul. Je voudrais le remercier de savoir si bien s’adapter à la vie que je lui fais mener. Je voudrais le remercier de savoir communiquer avec moi ce dont il a besoin pour fonctionner normalement.

Mon corps n’est pas parfait et heureusement car il est le reflet de ce que je suis à l’intérieur. Je ne coure plus après un corps filiforme. J’ai trouvé mon équilibre entre alimentation saine et gourmande et petits écarts. J’ai enfin mis de la bienveillance et de l’amour dans le regard que je pose sur lui.

Effectivement, je ne défilerais jamais pour Victoria Secret (je suis bien trop petite!!) mais ce n’est pas mon objectif de vie. Prendre soin de mon corps pour qu’il m’emmène chaque jour dans de nouvelles aventures, c’est ce qui m’importe le plus. Nous sommes une belle équipe qui prenons soin l’un de l’autre. Je ne me vois plus affamer mon partenaire pour rentrer dans du 34, ni le torturer à coup de poudres soit-disant miracles.

Je ne sais pas pour vous, mais j’aimerais qu’au lieu de tous ces articles pour retrouver un corps de rêve, perdre du poids de façon inadaptée… la presse mette en avant que l’imperfection fait sa beauté et son unicité au corps, qu’aimer son corps est important car c’est lui qui nous permet de vivre et que la perfection n’existe pas.

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Je vous propose un petit rituel pour remercier votre corps:

Après avoir pris une douche ou un bain relaxants, prenez le temps de masser votre corps en entier avec une huile végétale dont vous aimez l’odeur. Profitez de ce moment pour vous pour remercier chaque partie de votre corps que vous touchez. Soyez attentif aux différentes textures de votre peau qui peut être plus sèche à certains endroits par exemple. Prenez le temps de redécouvrir les contours de votre corps à votre rythme. Cette parenthèse en tête à tête avec votre corps peut devenir un rituel intéressant à refaire pour reprendre contact avec lui.

Le framboisier, une plante alliée des femmes

Certaines plantes sont un soutien pour vivre sereinement sa féminité. Le framboisier en fait partie. Les feuilles et les bourgeons sont les parties les plus utilisées.

Les feuilles de Rubus idaeus sont tonifiantes. Elles contiennent une molécule, la fragrine, qui a une action tonifiante sur les muscles de la ceinture pelvienne, y compris l’utérus. Elles sont riches en vitamine E, en calcium, en fer, en vitamine C, et B et en minéraux.

C’est une plante qui augmente la fertilité chez les femmes et chez les hommes. Elle a une action intéressante sur la prévention des hémorragies, de règles abondantes. Grâce à son action tonifiante, elle permet à l’utérus de se contracter correctement pendant l’accouchement ce qui facilite le travail et assure une bonne récupération.

Une tisane de feuille de framboisier avant et pendant les règles apaisent les douleurs liées à celles-ci.

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Le framboisier rentre dans la composition de certaines synergies en gemmothérapie pour soutenir le cycle normal des femmes et apaiser les douleurs menstruelles.

En fonction des indications du produit consommé, prendre des gouttes du 5ème jour du cycle jusqu’à la fin du cycle aide à diminuer les douleurs de règles.

On peut associer d’autres plantes au framboisier en fonction de vos besoins.

Accompagner une grossesse avec la naturopathie

On me demande souvent ce que peut faire un naturopathe pour accompagner un couple pendant une grossesse. Je partage mes axes de travail lors d’accompagne de grossesse. L’objectif étant que la femme soit libre d’exprimer ses envies, ses contraintes et ce qu’elle désire mettre en place pour vivre le plus sereinement possible cette grossesse.

L’attention se porte souvent sur la femme enceinte mais le compagnon ou la compagne est aussi là et vit cette nouvelle étape de leur vie de couple. Il faut intégrer cela à la consultation et donner les informations aux deux personnes car le compagnon ou la compagne aura aussi les clefs pour soulager et accompagner la femme enceinte dans cette grossesse.

Alimentation

On entend souvent que pendant la grossesse, il faut manger deux fois plus mais pas du tout: il faut manger deux fois mieux! Le corps subit beaucoup de transformation pendant ces neuf mois, il a des besoins supplémentaires en vitamines et en minéraux pour fonctionner normalement et pour apporter au foetus ce dont il a besoin pour se développement. Il faut donc être vigilant sur la qualité des produits consommés, sur la quantité et la qualités des graisses, des protéines et des sucres ingérés. S’ajoute à cela, la liste des aliments que les femmes ne peuvent pas consommer pendant la grossesse. Il faut parfois faire un point alimentation et trouver un planning alimentaire qui permet d’éviter les carences tout en se faisant plaisir.

Bien-être

C’est important de se sentir bien et de prendre soin de son corps au quotidien. Lors de la grossesse, la peau peu subir quelques désagréments comme l’apparition de vergetures, d’un masque de grossesse, des boutons d’acné. Avoir les bons produits naturels, les bonnes recettes de cosmétiques home-made, les propriétés des huiles végétales permet d’avoir toutes les cartes en main pour faire les bons choix et prendre le temps de s’occuper de ses petits désagréments.

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Soulagements des petits tracas au naturel

Cette période de grands bouleversements peut occasionner des tracas que l’on peut soulager de façon naturel comme les angoisses, les troubles de la circulation, les troubles du transit, les crampes, certaines douleurs articulaires ou musculaires, la prévention des nausées,… La naturopathie aide aussi à soulager ces maux de grossesse.

Accompagner et vivre sereinement le bouleversement émotionnel

Cette période de bouleversements physiques s’accompagne aussi de bouleversements émotionnels. Le stress, l’anxiété et parfois les angoisses peuvent prendre beaucoup d’importance dans le quotidien. Il est important de vivre ces émotions, de les laisser s’exprimer sans les laisser s’imprimer et s’ancrer dans le quotidien. Avoir un soutien émotionnel, s’aider de la respiration, de techniques de relaxation permet de mieux vivre ces émotions et de retrouver le calme.

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Endométriose: levons les tabous

Mars, un mois de lutte

Mars se termine mais nos voix portent encore et toujours ce message: « Non, ce n’est pas normal d’avoir mal pendant ses règles!! ».

L’endométriose est une maladie qui commence à faire parler d’elle et ce n’est pas trop tôt!!!

Je suis atteinte de cette maladie depuis longtemps et, comme toutes les femmes, le diagnostic a mis beaucoup de temps à être posé. Bizarrement, les douleurs étaient moins intenses pendant mes règles que pendant le reste du « cycle » donc elles n’étaient pas prises en compte. Le reste du temps, j’avais des douleurs intenses, un ventre toujours gonflé (3 tailles de pantalon en fonction de ces gonflements!), des difficultés à aller aux toilettes, une grande fatigue. J’ai entendu tout un tas de réflexions :« ce n’est pas possible d’avoir mal à ce point », « vos douleurs ne peuvent pas être réelles », « mais tu as toujours mal au ventre!! », « c’est dans ta tête tout ça! »… et pris des tonnes d’antidouleurs, d’antispasmodiques et d’anti-inflammatoires! 

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Malgré tout, j’ai toujours eu envie de régler ces douleurs de façon naturelle et simple. J’avais consulté une naturopathe pour ces douleurs il y a 5 ans. Elle avait bien cibler le problèmes (inflammation chronique des intestins, dysménorrhées, douleurs chroniques, troubles de la digestion). Ces conseils et les compléments proposés m’avaient permis de retrouver un certain confort au quotidien temporairement.

Un combat de tous les jours

Une opération et un traitement hormonal plus tard, j’ai pris la décision de diminuer ma consommation d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires quotidienne qui me pesait beaucoup. Je ne me retrouvais plus dans le fait de devoir prendre des comprimés pour pouvoir « vivre ». L’opération m’a permis de voir nettement mes douleurs diminuées en intensité et en chronicité. J’ai sauté, un mois après l’opération, sur le programme naturopathique de Chris Martin: Endocoaching Mieux vivre l’Endométriose qui m’a permis de trouver des alternatives naturelles aux médicaments, tout en sachant qu’en cas de grosses crises, je pouvais associer les compléments naturels aux médicaments.

J’ai pu reprendre une activité sportive douce et une vie quasiment normale. J’ai modifié mon alimentation, j’ai changé ma façon de consommer: peu de produits « chimiques », beaucoup de produits fait-maisons (shampooing, crème, produits ménagers).

Côté médecines alternatives, j’ai besoin d’une séance d’ostéopathie tous les 3 mois pour me sentir bien. Le yoga, la méditation, la piscine m’aident beaucoup à supporter les douleurs et à me détendre. Je prends du magnesium tous les jours ainsi que des Oméga 3,6 et 9.

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Le bilan

Un an et demi après l’opération, je supporte de moins en moins bien le traitement hormonal et les douleurs sont de retour quotidiennement malgré mes efforts. La maladie évolue doucement. Il y a des jours où je ne supporte plus ce corps endolori, où enfilé un pantalon est trop compliqué (donc j’enfile une robe), où tout me demande un effort considérable et puis il y a d’autres jours où je dépasse mes limites, comme quand j’ai réussi à faire la Kostalde Baladea sans avoir mal au ventre au printemps dernier (merci pour le soutien les collègues!) ou quand je passe une journée sans penser à la maladie.

Aujourd’hui, je n’écris pas ce texte pour me faire plaindre, je l’écris pour faire passer un message: il faut continuer à se faire entendre. Je vois passer des discours de femmes qui souffrent physiquement mais aussi moralement d’être incomprise par le corps médical mais aussi par leur entourage. J’ai beaucoup de chance d’être bien entourée et d’avoir rencontrée des professionnels de santé compétents et à mon écoute. Je ne sais pas comment l’endométriose va évoluer, je ne sais pas comment sera mon corps demain mais je sais que, comme tous les jours, je vais faire en sorte de passer une belle journée, de sourire, de rire et de porter un regard bienveillant sur ce corps détraqué…

Nora